Monday, December 20, 2010

Le manuel du Jardin Nelson revu et corrigé façon Vietnamienne

Arrive au travail avec un minimum de 15 minutes de retard svp. (Certains ont déjà adopté cette coutume par contre).
Troque tes souliers pour des gougounes et tant pis pour la chemise : vive les camisoles! En fait, mets ce que tu veux.
Ne vas pas sur la place Jacques-Cartier pour fumer, fume dans la station et même à table.
Il est impératif pour les hôtesses de supplier le client de venir au Jardin Nelson, particulièrement les passants qui ne semblent pas vouloir venir.  Des phrases telles que : ‘Look at my menu. Come in my restaurant now.  Please buy something.  Come back later.’ sont fortement conseillées.  J’aimerais aussi que les hôtesses interpellent les clients qui sont très éloignés à grands coups de youhou youhouuuuuu, helllllooooooooo, pleasssssse come eat here!!!!! Ne pas oublier de faire de grands gestes avec les mains et de grands sourires.
Il est strictement défendu aux busboys de mettre du papier de toilette et surtout du savon dans les toilettes. De graves sanctions s’appliqueront.
Le lavage des mains n’est requis pour aucun employé.
Les cuisiniers sont autorisés à se décrotter le nez ou les oreilles avec les doigts lors de la préparation des plats, et ce même si les clients les regardent.
Pour les serveurs,  vous devez rapidement donner le menu au client et dire immédiatement : What do you want? Peu importe si le menu que tu présentes au client à 50 pages, le client doit te dire aussitôt ce qu’il veut, dessert inclus. Ne quitte pas la table tant que le client ne t’a pas donné sa commande et fixe-le intensément pour qu’il se dépêche. S’il te demande de lui donner quelques minutes  pour choisir, donne lui 10 secondes.
Une autre bonne tactique de vente est celle de truquer le client en lui faisant croire que le breuvage est inclus dans le prix du repas. Rempli ton cabaret de boissons bien fraîches. Ensuite fais un beau sourire et encourage le client à prendre quelque chose du cabaret. Ça fonctionne très bien et tu pourras ainsi augmenter tes ventes de façon considérable. 
Passe ta commande, de l’entrée au dessert en même temps. Dès qu’un plat est prêt apporte-le au client. De cette façon la passe sera libérée et le plat arrivera bien chaud au client. Jean-Marc sera très content de toi. Ce n’est pas grave si l’entrée arrive après que le client ait fini son plat principal, tu peux même lui servir après le dessert.  Aussi, sois assuré que si un client mange et que les autres ne sont pas servis, c’est aussi très bien. Ils peuvent manger chacun leur tour pendant que les autres les regardent.
Si jamais nous n’avons plus de ce que le client a commandé surtout ne lui dis pas. Avise-moi immédiatement : je prendrai mon scooter pour aller à l’épicerie acheter ce que le client veut. Ce n’est pas grave si le client me voit partir en scooter et revenir avec les items, il comprendra mieux pourquoi ça prend du temps avant de recevoir son plat. Si je n’ai pas envie de me déplacer en scooter, j’informerai moi-même le cuisinier de remplacer les ingrédients manquants par d’autres sans consulter le client. 
Si le client te demande du ketchup, apporte-lui de la mayonnaise et si le client te demande encore du ketchup apporte-lui n’importe quoi d’autre. Il sera content que tu t’occupes de lui. N’oublie pas de sourire.
Si le client ne veut pas de dessert, apporte un dessert en exemple et fous-lui sous le nez. Ça l’incitera à en prendre un.
Quand c’est évident que les clients ont terminé leur repas, ne leur apporte pas la facture. Attends qu’ils te la demande et quand ils te la demandent, prends tout ton temps pour l’apporter. Ne fais surtout pas de factures séparées et reste à la table pendant que le client sors son argent. Exige la monnaie exacte car tu n’as pas beaucoup de change. Quand le client te laisse un pourboire, dis lui qu’il a oublié de l’argent sur la table.
Pour débarrasser les clients, empile toutes les assiettes sur un coin de la table. Cela t’évitera de faire plusieurs voyages à la table.
Si le client semble exprimer son mécontentement, fais semblant de ne pas comprendre, même si tu as su parler avec lui dans sa langue durant tout le repas.
Tu seras aussi content d’apprendre qu’il n’y aura que très peu de tâches à effectuer pour la fermeture du restaurant.
Bonne saison 2011!

Delta du Mékong

Nous voilà partis visiter le delta du Mékong pour quelques jours. Nous partons en tour organisé : c’est la façon la plus simple de visiter cette région.
Il n’y a pas d’infrastructure de routes au Vietnam. Souvent, il n’y a qu’une seule grande route qui traverse le pays avec de toutes petites routes adjacentes. Toutes les routes sont cabossées et nos nids de poules paraissent ridicules comparativement aux leurs.
Le tour commence,  le guide nous annonce que pour parcourir les 17 km qui nous mènent à notre premier stop, ça va prendre 1h30!! C’est fou hein!!
Vingt minutes plus tard, le bus arrête pour un short break, nous dit le guide. C’est vrai que 20 minutes c’est épuisant pour n’importe qui. Évidemment, on arrête à des endroits stratégiques pour nous faire acheter des souvenirs.
On repart. Vers midi l’autobus arrête. Nous faisons une balade dans la nature, c’est très beau. Les maisons sont jolies et nous apprenons que les Vietnamiens enterrent leurs morts devant leur maison; les tombes sont colorées.
Nous nous arrêtons pour le stop touristique 2. Un spectacle de musique Vietnamienne. C’est exotique! Le moins que je puisse dire... Évidemment nous nous devons de les prendre en pitié et ils font tout pour nous faire acheter des trucs. Ils nous passent des cds, des cochonneries qu’on n’a pas de besoin,  le tout avec des airs de grands martyrs. On nous encourage à laisser de l’argent dans le chapeau.
-          Dis Nico, tu penses qu’on devrait acheter le cd de musique insupportable qu’on n’écoutera jamais?
-          Je sais pas, peut-être un porte clé?
Pendant que nos grands cœurs débattent de ce que nous pourrions acheter pour alléger leur quotidien misérable Nico remarque que le ‘pianiste’ sort son téléphone de sa poche pendant que les autres membres du groupe continuent leur spectacle.
-          Tab$$?% »?%?*&?%k!!! Un Iphone4!!!!
-          You want buy cd Miss??? Pleaaaaaaasse buy cd Miss....
Le tour nous a mené aux abords du Mékong. Là, j’aurais donné. La pauvreté des Vietnamiens nous frappe. Les gens vivent dans des taudis de tôle sur le bord de l’eau. Ils n’ont rien. Ils se lavent, font la vaisselle, vont aux toilettes, pêchent et recueillent de l’eau au même endroit. C’est très sale. Les déchets sont partout.  D’ailleurs dans tout le Vietnam (sauf dans les grandes villes où c’est mieux), il semble n’y avoir aucune collecte de déchets. Les gens vivent au milieu des détritus.
Même dans le bateau, le guide assigne un sac pour nos déchets. Quand le sac est plein, hop!, il fait un nœud dedans et le balance dans la rivière. J’étais consternée. Pourquoi nous avoir dit de mettre les déchets dans le sac si c’était pour tout jeter par-dessus bord après? J’aurais dû faire comme les Vietnamiennes assises devant moi et jeter le tout directement dans la rivière, au moins il y aurait eu un sac en moins dans l’eau!

Paper rice farm

Nous visitons un endroit très hygiénique où sont fabriquées les feuilles de riz. Ça fume, tout le monde est en gougounes, (la gougoune qui d’ailleurs est la chaussure officielle de tout bon travailleur au Vietnam, incluant la constuction).









 Y’a des poules, des chiens lépreux, des chats, des coqs et un gros, gros cochon.
Je m’arrête à côté du gros porc tout en remarquant avec grand plaisir que mes gougounes s’enfoncent dans un gigantesque tas de guano.
Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour l’infirmière de la clinique du voyageur.
-          Allez-vous visiter des fermes à l’étranger? Allez-vous être en contact avec des porcs ou de la volaille?
-          HAHAHA! Ben non voyons, suis urbaine moi! Comme si j’allais me mettre à flatter des porcs, pis des poules, non merci, je le veux pas le vaccin de la grippe aviaire!!
Dégage gros porc je l’ai pas pris le foutu vaccin!!

Wednesday, December 8, 2010

Le Vietnam style ''24''

00:01 'Ho Chi Minh City':
On débarque de l’autobus Antarctica, pas même mis le pied sur la banquise vietnamienne  qu’un chauffeur de taxi se précipite vers moi.
-          Hey you, need taxi?
-           Yes, yes, I need, but do you have a meter? (chui wise, j’ai lu que les scams taxi il y a en a des masses au Vietnam.)
-          Yes I do!
-          Je check son taxi, y’a des belles stripes vertes sur le côté, une ‘tite affiche verte sur le toit qui clignote, pis un meter, ça m’a tout l’air d’un vrai taxi ça!
-          Enwaye Nico, j’ai un bon taxi!
-          T’es sûre?
-          Ben certain! Y’a un meter!!
On embarque, il part le meter.
-          Coup donc, il va ben vite le meter, y’a 2 secondes on était à 10 000 Dongs (0.50$) pis là on est déjà à 25 000 Dongs (1.25$)!!
-          Bah, ça doit être de même dans tous les taxis.
-          40 000….56 000…78 000….145 000…225 000, crime ça va donc ben vite!!
-          To your left you have very old pagoda, nous dit le chauffeur, to the right you have…
-          Ouin to the right j’ai un meter qui affiche 360 000 Dongs (18$)!!!
-          Câline!!!  Dans nos 5 premières minutes au Vietnam, on est déjà en train de se faire crosser!! Pis il nous fait un tour de ville en plus le coquin de chauffeur! Il ne pourrait pas être plus sympathique. En fait, le plus sympa de tous les chauffeurs qu’on a eu (on a compris pourquoi par la suite!)!!
18$CAN plus tard, pour 5 minutes de trajet, qui aurait normalement dû nous coûter 1.50$CAN, le chauffeur nous dit au revoir avec un beau sourire, enjoy Vietnam!! Nous aussi on lui dit bye bye avec le sourire (moi plus que Nico). On ne va pas mourir, c’est juste 18$, seulement on haït ça se faire avoir!!
02:00 On rencontre Jérôme du Jardin Nelson, qui habite maintenant HCMC et qui est un illustre avocat en immigration. Jérôme habite dans une belle villa de 3 étages. Il vient nous rejoindre à notre hôtel. Je suis  vraiment contente de le voir. Nous avons travaillé ensemble plusieurs années au Jardin et c’est un plaisir de se retrouver. Nous passons une belle soirée et convenons de nous retrouver le lendemain soir pour aller souper au Jardin Nelson du Vietnam! J’ai hâte de voir ça!
14:00 On se balade dans Ho Chi Minh City, c’est malade!!!! 7 millions d’habitants et 5 millions de scooters (sans blague)!!! Y’en a partout!! À contresens, sur les trottoirs… Traverser la rue est ici aussi un réel challenge et il faut vraiment être attentif et avoir des yeux tout le tour de la tête quand on traverse.
16:00 C’est bien HCMC, nous aimons beaucoup, l’ambiance est bonne malgré la frénésie environnante, la ville dégage quelque chose que nous aimons beaucoup.
17:00 Regarde Nico, C’est drôle hein comment mon estomac est tout gonflé?
20:00 Nous retrouvons Jérôme et son amie Noémie au Jardin Nelson vietnamien. C’est beau, la  terrasse centrale est magnifique, de belles tables en bois, des fleurs tropicales et des fontaines. Il manque juste Gilbert et Ali et on y serait presque! Les divers stands de cuisine vietnamienne sont installés tout autour de la terrasse centrale et on peut y voir les cuisinières préparer les spécialités locales. La bouffe est bonne. J’oblige Jérôme à prendre des photos devant les pots de fleurs, en souvenir de notre rencontre au Vietnam et pour monter ça à nos amis Jardiniers.
21:30 My God!! Mon estomac est donc ben gonflé!!
24:00 FOOD POISONING!!! Je vous épargne les détails des prochaines heures. C’est intime. Et non, ce n’est pas au Jardin du Vietnam que j’ai attrapé la maudite bactérie qui m’a suivie durant les 10 jours suivants!

Arrivée au Vietnamien

Je serai brève, je sais je parle toujours des bus, mais prendre le bus en Asie (seul moyen de transport à part quelques trains, donc une obligation) est inévitablement rattaché à une souffrance quelconque. Que ce soit les mini bancs, le dvd en boucle, la musique tue-tête non-stop, le gars qui plante son hamac sur ton dossier de chaise et qui prends toute l’allée pour une sieste, la famille de 5 qui s’empile à tes pieds, ou comme au Vietnam la clim extra forte.
On sort à moitié sourd du bus cambodgien pour vite embarquer dans le bus vietnamien. Wow! C’est calme ici : pas de dvd, plus d’espace, we like it! Mais cette joie sera de courte durée. Au bout d’un moment, le soleil se couche et il commence à faire vraiment froid dans le bus, clairement l’intensité de la clim n’est pas synchronisée avec le soleil couchant. Je remarque que peu à peu tout le monde se couvre du mieux qu’il peut avec ce qu’il a. Faque là, au bout de quelques heures, je suis à bout et je vais voir le chauffeur.
-          Essscuse me, it is very cold in the bus.
-          (blank stare no.1)
-          Bon, j’y vais pour le sketch: ‘Brrrr, brrrr’ et je me frotte les bras, je claque des dents en mimant de grelotter.
-      (blank stare no.2)  
-      Ah c’est vrai, j’avais oublié que les Asiatiques sont ben fort en karaoké mais ben nuls en charades. Genre, ils coulent à fais-moi un dessin!!! (Comment ai-je pu oublier ce détail, après avoir vécu 2 ans à Taiwan, à faire des simagrées de sketchs qui sont toujours restés  incompréhensibles aux yeux des Taiwanais) Shame on me!
Alors j’y vais avec une approche un peu plus agressive (c’est le froid, que voulez-vous)!
-          Tab&?%$”/$%?%$/”&*ak!!! ? It’s SNOWING in the bus!!!!!!!!
-          (blank stare no.3)
-           Clairement, parler de neige à un Vietnamien, ça marche pas!! Je retourne, piteuse, à mon iceberg.
-          Pis ma chérie, il va baisser la clim??
-          Ça devrait pas être long mon amour (beau sourire). Pourquoi lui avouer et briser ses espoirs?
-          Ah! Le guide qui parle anglais arrive dans l’allée! (bizarrement, il avait disparu)
-          Sorry, it’s really freaking cold in the bus!
-          HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA! sera sa seule réponse.

Saturday, November 27, 2010

Sihanoukville

Quelle chance d’avoir trouvé un hôtel qui n’est pas très loin de karaoké street!!! 24 heures sur 24 du karaoké. Je vous l’avais dit que c’était le sport national ici. On est content d’entendre le karaoké 24 sur 24, c’est toujours le fun une bonne ‘tite toune chantée par un talentueux cambodgien à 5 AM. Nico est ravi, je le vois par son sourire, même s’il fait noir.



Je vous entends d’ici me dire : Ben change d’hôtel!!! Ça, on l’avait déjà fait!!! Car laissez-moi vous donnez un scoop : après le karaoké, l’autre sport national ici c’est la construction!!!
Donc ça va comme suit : Ahhh! Bel hôtel! Merde : construction d’un autre hôtel à côté (bang bang, tok tok tok, scie, scie). On continue la rue, karaoké (Unbreak my heart en cambodgien! Sauve qui peut!!). On continue… bel hôtel, construction, karaoké, bel hôtel, construction, karaoké….
Pas facile de voyager…;)





Après quelques jours de plage, de piscine et de karaoké,  voici le temps de quitter le Cambodge, notre périple nous amène maintenant pour trois semaines au Vietnam. Première destination Ho Chi Min City… On prend le bus : ça promet…

Siem Reap - Angkor Wat

Sublime, splendide, une merveille, rien à vous raconter ici, je ne peux même pas chialer même pas un tout petit peu! C’est une journée mémorable à se balader dans les ruines, à imaginer ce monde il y a 2000 ans de ça. Une des plus belles journées du voyage.













Siem Reap est une ville charmante bordée par une joli cour d’eau, des marchés colorés, des tuk-tuks insistants, de bons restos, mais un peu trop de coqs à notre goût par contre, surtout celui dans la cour arrière du voisin de l’hôtel. Ces maudits là!!! Ils commencent leurs cocoricos pourris à 1h30 AM et ce non-stop jusqu’à ce qu’on soit à bout de nerfs et qu’on se lève. Là, ils arrêtent… of course…
-Caro!! On s’en va d’ici, chui pu capabe!!!
Ok, ok… Laisse-moi checker l’horaire du bus ;) J’ai découvert LE truc qui rend mon chum fou : Le coq!!!

KARAOKÉ et bus de jour Cambodgien

Les cambodgiens adorent le Karaoké et c’est peu dire. ''Adore'' est un mot faible pour décrire la passion du peuple pour le Karaoké. Mais VRAIMENT, c’est le passe temps national. Donc, il est évident que dans TOUS les bus il y a une télé avec des vidéos de Cambodgiens déprimés (ils passent leurs temps à casser ce monde-là dans les vidéos), main sur le cœur, yeux larmoyants, genoux à terre car bien sûr, ils sont terrassés par la douleur de casser... au Kentucky Fried Chicken, de casser au McDo, terrassés par la douleur de casser devant le dépanneur : c’est toujours ben ben dramatique. On s’entend qu’ils reprennent plein de hits américains, refont les vidéos et y mette une belle touche de cambodgien.

Tout ca pour dire que hop! le bus n’est même pas parti, il y a beau y avoir 99.9% de blancs dans le bus, la télé avec vidéos karaoké est déjà à ''ON'', et surtout le volume est dans le tapis!!! Pis là yé 7 AM!!! Pis là, on a 10 heures de bus à faire. Pis y’a pas pour 10 heures de nouveau vidéos, y’a 10 tounes qui jouent en loop.  Rewind + play semble être le mot d’ordre ici. Notons aussi que tous les bus sont garnis d’au moins six sets de deux speakers, distribués également dans tout l’autobus, ce qui veut dire que peu importe où t’es assis, ben tu t’en sors pas!!!
Pis là, quand les tounes ont joué et rejoué et que je suis à veille de vous les chanter dans un cambodgien parfait, ben ils mettent des vidéos genre ''Juste pour rire Cambodgien'', incompréhensibles pour nous, pis ils jouent, 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois… sérieux… le même vidéo. On ne l’a pas catché la joke là, pis on va pas la catcher après quatre fois non plus, c’est en cambodgien!!!!
Et là, Eureka!!! Je pense que même le chauffeur a eu sa dose, pis il ferme la télé. Larmes de joie qui coulent de mes oreilles! J’vous parle même pas de Nico. ;)
Une chance que les paysages qui défilent sous nos yeux par les grandes fenêtres sont parmi ceux les plus beaux jusqu’à date. Des rizières à perte de vue avec des palmiers grandioses, des charmants villages et un coup d’œil dans la campagne cambodgienne tout à fait splendide.

Bus cambodgiens

Nous sommes en Asie depuis déjà plus d’un mois et quoique tous les pays que nous avons visités jusqu’à présent soient très différents les uns des autres, ils ont un dénominateur très commun : LE BRUIT!!!! Les asiatiques sont BRUYANTS!!
Bus de nuit Cambodgien : ça brasse, ça twist, ça revole, ça bardasse de tout bord tout côté. Pas facile de fermer l’œil quand tes fesses ne touchent pas au siège! Mais bon, câline, pour une fois que le monde fait pas trop de bruit!
2 AM : Grosse musique cambodgienne à tue-tête… Ben tin, c’est mamie, siège de derrière, qui n’arrive pas à dormir et qui décide de mettre de la musique de son portable ben ben fort… Mais ben fort…
Personne ne dit rien, à part TOUS les blancs du bus, toutes nationalités confondues, qui se sont tous retournés d’un coup pour dévisager mamie.
Mamie semble avoir compris le non-dit et au bout de 5 minutes éteint sa musique.

Cambodge… Tuk-tuk madam… Tuk-tuk sir… Tuk-tuk miss… Tuk-tuk… Tuk-tuk….

''Tuk-tuk'' est le mot qu’on entend le plus au Cambodge! Le premier tuk-tuk te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk : tu dis non. Le deuxième tuk-tuk qui est a 30 cm et qui a tout entendu du premier te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk : tu dis non encore. Le troisième tuk-tuk, lui aussi à 30 cm, te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk… et ainsi de suite pour tous les tuk-tuks alignés…
Faut s’habituer… C’est de même durant les dix jours qu’on a passés au Cambodge.
Ces chauffeurs là ont un super radar. Ils te voient venir à 2 km… Je pense qu’ils te voient dans ta chambre d’hôtel… Tuk-tuk madam… Honnêtement, ils t’embarqueraient dans le tuk-tuk pour te faire traverser la rue, ce qui n’est peut-être pas une mauvaise idée, vu le trafic infernal à Phnom Penh dû au fait qu’il y a en tout dix stops et quatre lumières dans toute la ville.


Sans farce, j’ai cru que j’allais perdre la vie à chaque fois que je traversais la rue à Phnom Penh.
-    Chéri, juste au cas où, je voulais te dire que je t’aime. Ok?
-    As-tu quelque chose que tu voudrais que je dise à tes parents de ta part? (Parce que bien sûr, c’est Nicolas qui allait mourir et pas moi!;)
Comme il n’y a pas de signalisation, eh bien, c’est simple : tout le monde y va en même temps, ce qui est quelque peu affolant. Nord, sud, est, ouest, go… que le meilleur gagne! C'est-à-dire que celui qui a un petit centimètre d’avance sur l’autre lui emboîte le pas… Le pire dans tout ça, c’est que nous (les Nord Américains) serions fous de road rage!! Eux, ils sourient et personne ne semble avoir de bat de baseball en dessous de son siège.
Nous adorons le Cambodge, les gens sont chaleureux, tuk-tuk, tuk-tuk… Contrairement aux Chinois ils sourient, la bouffe est bonne… Miam! Le amok, le poisson frais sur le barbecue, les fruit-shakes à toutes les saveurs, les palmiers et l’hospitalité. Même si c’est pauvre, même si c’est sale, même s’il y a des vidanges partout dans la rue et aucune poubelle en vue, il règne une bonne atmosphère ici. C’est sûr, la pauvreté frappe souvent. C’est difficile de résister de donner aux enfants qui quêtent.
‘Miam miam madam…’, me dit la petite fille sale de trois ans en couche qui pointe mon cornet.
‘Tiens ma puce, il est  à toi mon cornet…’
Pas facile de voir des petits de un an à peine, nus dans les déchets en train de fouiller pour de la nourriture.

Friday, November 12, 2010

Adieu la Chine

Pour clôturer l’épisode Chine, je dirais que nous avons aimé ce que la Chine nous a donné de beau à voir et nous ne regrettons pas du tout d’être venu ici. Nous avons adoré HK, mais HK est une ville à part. Nous avons aussi beaucoup aimé Shanghai. La Chine n’est pas un pays que nous avons vraiment apprécié et où nous avons envie de revenir. Malgré tout, on a beaucoup, beaucoup ri (parfois un peu moins) de toutes les différences culturelles entre nous et les chinois… Même dans l’avion qui nous POUSSE de là pour nous mener au Cambodge un gars fume une cigarette et personne ne dit rien… Ce n’est pas compliqué ça me donne juste envie de cracher… C’est bon le gars derrière moi s’en charge! Nico enlève ton doigt de dans ton nez!

China's Highlights and Lowlights

Nos 3 semaines en Chine sont presque terminées. Nous avons pensé établir des tops de nos meilleurs, nos pires et nos plus étranges moments.
Highlights:
Hong Kong et sa vue panoramique en prenant le tram pour le Peak ainsi que la vue de nuit de HK du côté de Kowloon.
Le Méga Show - la foire import/export de HK

La balade improvisée dans un quartier résidentiel de Guangzhou à la tombée de la nuit. Charmant. Nous étions comme des voyeurs dans ce quartier où les touristes ne s’aventurent pas.
La rencontre avec Karen et Jessie, mes copines de Taiwan.


L’exposition universelle de Shanghai, vraiment une réussite!


La Cité Interdite à Beijing et la place Tiananmen.












La rencontre sympathique avec Anne et Pierrik, deux français qui font le tour du monde en onze mois et avec qui on a fait du hiking sur la muraille! Oui, oui! Moi, j’ai fait du hiking ;) , pis j’ai même pas trop chialé!
La Muraille de Chine, spectaculaire, enivrante et de toute beauté.
Les taxis, notre mode de transport favori! Ils sont tellement cheap: pour 4$, on fait le tour de la ville!
80 cents pour une grosse bouteille de bière.

Lowlights:
Les Chinois ne sourient pas. Jamais. Du moins pas à nous. Pas de bonjour, pas de merci, pas un regard gentil. Soit ils nous ignorent complètement, soit ils nous fixent avec des regards durs. Difficile de tomber en amour avec le peuple.
Les crachats, les crachats non stop!
La cigarette, tout le monde fume ici, évidemment à 35 cents le paquet, c’est encourageant!! Ça fume au resto, ça fume dans le dépanneur, ça fume à la pharmacie et même à l’hôpital! Et même dans l’avion! J’hallucine!
J’te pousse! Les Chinois se poussent non stop, même quand ce n’est pas nécessaire de pousser, ils se poussent pareil. Au McDo, faut se livrer à une bataille de coudes et de poussage intense pour avoir un Big Mac! Et oui, on a succombé au McDo, pas le choix des fois.
À tous ceux qui m’ont dit que j’allais perdre du poids en voyage : hahahahahaha!!!!! Riz, farine, gâteau, pain, riz, huile, frit, frites, une banane, riz frit, crêpe chinoise, boules de pâtes chinoise, brocoli dans huile chinoise…hahahahahahaha!!!! Faudrait que je marche 23 heures sur 24 pour perdre ça!!
Le fait que durant les 3 semaines y’a pas un seul matin où on ne s’est pas fait réveillé par les Chinois. Allez femme de chambre! Je te défi de taper plus fort dans ma porte de chambre avec ta balayeuse à 8 am!
Les toilettes sales, jamais, jamais de savon.
Le décrottage de nez en public, un autre passe-temps favori chinois.
Le train.
Pas de Facebook, pas de blog, pas de Picasa, pas de YouTube, vive le communisme!
Étrange:
Les enfants avec le fond de culotte complètement fendu afin de pouvoir faire leur besoin à tout moment dans la rue. Super chic quand papa a le p’tit sur les épaules. Du coup ça donne une vue d’enfer!
La bouffe: des brochettes de pénis de mouton, on n’est pas sûr de vouloir en manger à tous les jours.
Les gens en pyjamas à toutes heures de la journée. Style flanalette, motif Hello Kitty, pantoufle. Why not?















Les petites vitrines avec les prostituées perchées sur leur tabouret qui attendent les clients et ce 24 heures sur 24. Comme un Red Light mais dans les quartiers résidentiels avec l’école à côté.

Beijing

Anecdote
Nous voici dans notre hostel, chambre privée mais qui nous permet tout de même, et vraiment  quelle chance, de profiter d’une autre belle habitude chinoise: celle de cracher!! En Chine les gens crachent non-stop, ils se raclent la gorge comme s'ils étaient tous affligés en permanence d’une grosse grippe de poumon non traitée et vlan!, ils balancent des crachats dans tous les sens et ce aux 10 minutes, calculez qu’on a passé au moins 10 heures par jour à se balader, ça en fait des crachats dans une journée!!
Un régal pour les oreilles cette habitude là! Par contre, on ne l’a pas adoptée aussi rapidement que celle du poussage. On a été tellement content de constater que de notre chambre d’hôtel on pouvait distinctement entendre les gens cracher dehors, on s’est regardé avec un p’tit sourire qui nous a fait plaisir car comme on s’était plu a entendre les gens cracher à tous les 5-10 minutes dans la rue, on est heureux de ne pas perdre ça dans le confort de notre chambre.

On vient  d’arriver il est un peu tard je vais voir la fille a la réception.
- Hello, where can we go eat around here?
- Very easy, there is good restaurant for Pekin duck, very cheap, very close.
- Perfect, so where is it?
- Ok you go out and you turn right.
Le hic c’est qu’elle pointe définitivement vers la gauche.
Je lui dis :
Turn right?
- Yes, yes, turn right.

Et elle reprend son grand mouvement de bras vers la gauche, mais avec la main droite.
J’ai l’air confus. Elle me dit donc de la suivre dans la rue, où encore elle me pointe la gauche en me disant: turn right.
Je dis:
-Ah! You mean turn left.
Elle, d’un air offusqué me répond:
- Heuuuu Essssscuse me!!!!! I use my right arm!!!
Donc, quand un Chinois me pointe la gauche, en me disant de tourner à droite, mais en utilisant son bras droit pour pointer la gauche, cela signifie la gauche et vice versa. Suffisait d’y penser!

Shanghai

Notre hôtel…

Un véritable petit paradis, on le recommande à tous… Un décor style vieux Shanghai… Un matelas traditionnel Chinois en  béton… Le tapis était presque invitant… Et surtout, surtout, la musique chinoise pop qui jouait à tue-tête tous les matins de 6 à 8 AM,  pour les séances d’exercices matinales dans le parc à côté… Ce n’est pas compliqué, dans les trois semaines passées en Chine, il n'y a pas un seul matin où on ne s’est pas fait réveillé par les Chinois!
N.B. : la pancarte bilingue chinois-anglais qu’on met sur la porte de chambre qui indique : 'Please do not disturb' veut certainement  dire en chinois : 'Please bardge in the room whenever you want'!

Expo Shanghai!
Vraiment fabuleux!! De toute beauté!! Mais à quoi bon vous expliquer la beauté des pavillons quand je pourrais vous parler d’une belle habitude chinoise : l’habitude j’te pousse!! J’te pousse dans la file d’attente, j’te pousse avec mon bras pis mes jambes pis tout mon corps pour me mettre devant toi à la billetterie. J’te pousse pour les toilettes, je cours en te poussant pour aller plus vite que toi au pavillon qui n’a même pas de file d'attente... J’te pousse, pis si t’es chanceux, je crache un beau morvillon en même temps!! Pas compliqué cette habitude là, on l’a adopté tout de suite… Pis Nico quand y pousse, y pousse plus fort que 4 chinois mis ensemble faque on a ri toute la journée à se pousser partout, en poussant tout le monde, pis en se faisant pousser!!
Pavillon de la Chine : 8 heures d’attentes, 1 million de Chinois en file qui évidemment, vous l’aurez deviné, se poussent! Ils se poussent pour découvrir la bouffe chinoise, la culture chinoise, les paysages chinois… hummm...



Nous, on s’est poussé pour aller manger de la poutine au pavillon du Canada! Faut croire qu’on est comme les Chinois!













Shanghai à pied