''Tuk-tuk'' est le mot qu’on entend le plus au Cambodge! Le premier tuk-tuk te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk : tu dis non. Le deuxième tuk-tuk qui est a 30 cm et qui a tout entendu du premier te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk : tu dis non encore. Le troisième tuk-tuk, lui aussi à 30 cm, te demande si tu as besoin d’un tuk-tuk… et ainsi de suite pour tous les tuk-tuks alignés…Ces chauffeurs là ont un super radar. Ils te voient venir à 2 km… Je pense qu’ils te voient dans ta chambre d’hôtel… Tuk-tuk madam… Honnêtement, ils t’embarqueraient dans le tuk-tuk pour te faire traverser la rue, ce qui n’est peut-être pas une mauvaise idée, vu le trafic infernal à Phnom Penh dû au fait qu’il y a en tout dix stops et quatre lumières dans toute la ville.
Sans farce, j’ai cru que j’allais perdre la vie à chaque fois que je traversais la rue à Phnom Penh.
Sans farce, j’ai cru que j’allais perdre la vie à chaque fois que je traversais la rue à Phnom Penh.
- Chéri, juste au cas où, je voulais te dire que je t’aime. Ok?
- As-tu quelque chose que tu voudrais que je dise à tes parents de ta part? (Parce que bien sûr, c’est Nicolas qui allait mourir et pas moi!;)
Comme il n’y a pas de signalisation, eh bien, c’est simple : tout le monde y va en même temps, ce qui est quelque peu affolant. Nord, sud, est, ouest, go… que le meilleur gagne! C'est-à-dire que celui qui a un petit centimètre d’avance sur l’autre lui emboîte le pas… Le pire dans tout ça, c’est que nous (les Nord Américains) serions fous de road rage!! Eux, ils sourient et personne ne semble avoir de bat de baseball en dessous de son siège.
Nous adorons le Cambodge, les gens sont chaleureux, tuk-tuk, tuk-tuk… Contrairement aux Chinois ils sourient, la bouffe est bonne… Miam! Le amok, le poisson frais sur le barbecue, les fruit-shakes à toutes les saveurs, les palmiers et l’hospitalité. Même si c’est pauvre, même si c’est sale, même s’il y a des vidanges partout dans la rue et aucune poubelle en vue, il règne une bonne atmosphère ici. C’est sûr, la pauvreté frappe souvent. C’est difficile de résister de donner aux enfants qui quêtent.
‘Miam miam madam…’, me dit la petite fille sale de trois ans en couche qui pointe mon cornet.
‘Tiens ma puce, il est à toi mon cornet…’
Pas facile de voir des petits de un an à peine, nus dans les déchets en train de fouiller pour de la nourriture.

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